07 octobre 2006 // 19 janvier 2008
The end.
C'est la fin d'un tout, d'un tout petit rien qui nous a rendu fou... Pleins de choses se finissent et les gens pleurent. Moi, je ne pleure pas ou plus. N'y voyez pas de l'insensibilité dissimulée derrière mon regard vide ou mon c½ur piétiné. Moi, ça fait longtemps que je garde le ciseau à portée de mes phalanges prêt à couper la corde fine qui me relie aux autres. Parce que s'attacher, c'est quand même une belle escroquerie. Une escroquerie dont j'aime être la proie, je crois. Il reste les souvenirs, c'est comme ça qu'on se crée de la nostalgie à dose infinie. Ici, c'était la mienne et la recharge qui l'alimentait s'est épuisée. Vidée. Aujourd'hui. C'est la fin d'un ici, d'un ailleurs que tout le monde a en commun. 1 an et quelques mois, de poussières et de cendres, que j'éteins en soufflant dessus comme une bougie qui n'a que trop longtemps brûlé et qui a jaunit le papier peint. C'est dur d'éteindre une flamme qui gagne son souffle de vie dans celui que vous lui crachez dessus. Ici, c'était un petit bout de vie, un petit bout remplit que je trimballais avec mes valises pleines de déchirements et de sourires. Si vous saviez, ce blog, si vous saviez ce que c'était. Moi, je ne peux pas l'expliquer avec certitude. M'a t'il servi a expirer mes maux à travers des mots griffonnés quotidiennement sur « créer votre article » ? Je ne sais pas, mais ce n'était pas des articles, d'ailleurs on devrait plutôt dire « balancer ici vos morceaux de vie » à la place. C'était des morceaux, plus ou moins gros, qui ont causé quelques dégâts, quelques comas amicaux, des déchirures sentimentales et qui ont demandé des opérations chirurgicales à même la peau. J'ai coupé, suturé et je suis partie plâtré, de l'esprit au c½ur, à l'abordage d'une nouvelle aventure. Et puis, c'était des rencontres. Des jolies. Des savoureuses. Des poussiéreuses. Des gangreneuses. Tout un cocktail de sentiments et d'émotions en masse qui ont éclos à la lueur d'une fenêtre virtuelle ouverte sur un monde. Je n'ai pas besoin de ce monde, plus maintenant, j'y ai connu tout, du sincère, déguisé sous des trains que l'on prend ou prendra, au mensonge, mis en scène grossièrement sous des airs de gentil garçon, des connards, si on écoute maman. Là je m'en vais, les mots naîtront sous de nouveaux remparts, sous des feuillets quadrillés avec un stylo à encre qui dégoulinera entre mes mains ou sur mes dents. Je m'en vais, le c½ur en vrac, les idées patrac, les souvenirs dans un sac, à l'assaut d'une nouvelle nostalgie, ma nostalgie, vous voyez.